Elève en prépa littéraire, j’entends parler depuis près de deux ans de la ville de Lyon au travers d’un concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure. A près de 3 mois des premières épreuves, il me fallait sortir de ce quotidien pesant, me vider la tête et surtout partir voir autre chose que mes cahiers de cours. J’ai donc choisi, sur un coup de tête, de partir à l’aventure et d’en apprendre davantage sur cette ville qui regorge d’un patrimoine culturel très prégnant, d’une architecture totalement atypique et séduisante, à mi-chemin entre le nord et le sud.

Voici, ci-joint, le lien de mon petit reportage vidéo :  2 jours à Lyon

Accompagnée d’une de mes « khâmarades » (jargon du khâgneux pour désigner ses acolytes*), nous avons eu beaucoup de chance car lors de ces deux journées de visite, le temps fût plus que clément… Nous nous baladions dans des rues baignées de soleil, ajoutant tout de suite un peu plus de charme à nos souvenirs, nos photos etc.

Au cours de la première journée, j’avais décidé de passer par les « incontournables » lyonnais. Mesdames et Messieurs, si vous ne croisez pas la Place Bellecourt dans cet article, c’est totalement volontaire et un choix dicté par l’orgueil ! Je vous invite à Nancy sur la place Stanislas pour comprendre pourquoi je ne voulais pas détrôner dans mon coeur celle que j’estime être la « plus belle place du monde »…

Néanmoins, un second lieu tout aussi prisé et donc inévitable est assurément la Basilique Saint-Fourvière. Il est impensable d’ailleurs de se rendre à Lyon sans lui rendre visite. Pour y accéder, vous avez le choix de monter les multiples marches qui mènent sur le haut de la colline, ou de prendre un funiculaire. C’est justement en cherchant à l’aide du GPS de mon téléphone portable ce fameux funiculaire, que nous avions été menés en haut de la colline… les joies de la technologie !

Essoufflées, mais ravies, nous avons gravis la Montée des chazeaux, qui au cours de notre ascension nous a permise de prendre de la hauteur au dessus des toits, et de découvrir petit à petit un panorama sublime de Lyon.

Notre premier arrêt fût le site archéologique gallo-romain, qui nous rappela de nombreux cours de latin, de culture antique. En effet, nous avions en grandeur nature les illustrations de nos livres qui tentaient de nous faire approcher la civilisation latine. Et comme un peu partout dans le vieux Lyon, il y avait encore des marches à gravir.. que c’est curieux ! Pour notre grand bonheur, une fois cette ascension achevée, nous savions que nous allions enfin atteindre la Basilique Sainte Fourvière.

Petit bijou du patrimoine français, la Basilique n’a pas pu échapper en ce temps radieux à un petit shooting, nous délivrant ainsi ses plus beaux atouts. Cette basilique toute habillée de blanc est dédiée à la vierge Marie, se situe au sommet de la colline de Lyon, dominant ainsi toute la ville, et pouvant être aperçu de très loin. Baignant dans le soleil, je vous laisse apprécier la beauté de sa façade qui si nous avions plus de temps, nous aurions bien passé un long moment à contempler de près.

Son intérieur est richement paré avec des dorures, des couleurs et des bougies. En réalité, le rendu à l’inverse des photos est très lumineux. Et en effet, que cela soit au sein de la nef principale, ou dans la petite chapelle au sous-sol, la basilique met en valeur la figure de la vierge Marie avec dissimulées dans tous les coins, sur les murs et les colonnes, son symbole de l’étoile. Ce lieu reflète une certaine noblesse, de la splendeur.

Nous avons pris le funiculaire, étonnant moyen de locomotion pour redescendre de la colline.  Située à deux pas du Vieux Lyon, la Cathédrale Saint-Jean parait plus austère que la basilique sainte-Fourvière. Elle détient néanmoins cette horloge que vous pouvez apercevoir sur les photos ci-dessous, qui est assez surprenante.

Je ne peux, ensuite, vous restituer avec exactitude le chemin que nous avons parcouru pendant ces deux journées. Quand on ne connait pas une ville, on se repère souvent avec les lieux que l’on photographie, ceux qui nous marque plus particulièrement. Je peux néanmoins vous affirmer que nous avons adoré déambuler entre le quartier du vieux Lyon dans les rues aux apparences moyenâgeuses, circulant aussi du côté de la place des terreaux  avec son Hôtel de ville et la cour du Musée des beaux-arts. Nous sommes également passés par le quartier de la Croix Rousse avec un grand nombre de petites boutiques vintage. Nous nous sommes promenés également sur le bord d’une Saône scintillante (en concurrence vraisemblablement avec le Rhône). Ce que nous retiendrons de nos promenades au sein de cette ville ce jour-là fût le soleil qui rendait un des plus bel effet à chaque croisement de rues, faisant luire les cours d’eau et glisser des rayons de soleil sur n’importe quel petits passages sinueux. Lyonnais, j’affirme que votre ville est divine au soleil.

Par la suite, afin de nous restaurer et nous reposer un peu de notre marche, nous nous sommes arrêtés au Kaffee Berlin qui sert, ma foi, d’excellents burgers. En tout cas, ces burgers ont été bien accueilli et nous ont permis de repartir rassasiés pour attaquer une autre partie de la ville.

Et donc si ce genre de restauration vous plait, je vous laisse le site internet avec les références :  Kaffee Berlin Lyon 2

Accompagnée de mon amie qui est une fan inconditionnelle de Cinéma (et qui est la talenteuse photographe de cet article), il était impensable pour elle de visiter Lyon et de ne pas se rendre au Musée des miniatures et du cinéma. Et en effet, ce musée vaut vraiment le détour. Il est fort intéressant et on peut apprendre quand on est novice en la matière beaucoup de choses sur l’art de faire un décor, les trucages et les effets spéciaux. Ce musée est surtout très garni en terme d’objets, de décors et de costumes phares soutirés de nos films favoris. Par exemple, tout à l’entrée de l’exposition, vous retrouvez la reconstitution entière des décors servant dans le film le Parfum, adapté du roman de Patrick Süskind. Nous avons pu donc observer dans le détail les quantités pharaoniques de petits flacons, de fioles, de pétales de roses, de bibelots… Ajoutez-y un éclairage donnant un effet très lumineux, un diffuseur de parfum aux senteurs de rose, la musique du film… L’immersion dans le film est totale, on s’y croirait vraiment !

Dans une seconde partie, sont exposés de nombreux accessoires, des maquettes, des costumes. On apprend notamment comment certains plans sont tournés grâce à un décor à une échelle réduite, ou combien de temps il est nécessaire pour fabriquer le masque d’un monstre.

Une exposition temporaire était dédié au long-métrage Ma vie de courgette, qui utilise la technique du « stop motion ». Cette technique qui vise à fabriquer des séquences en accumulant image par image des mouvements qui à la fin implique un mouvement complet, une interaction, une petite scènette. Je vous laisse imaginer combien d’images il est nécessaire pour produire un film tout entier en sachant que pour une seul seconde de vidéo, il faut au minimum 12 images. Les personnages photographiés par exemple disposent d’un panel entier de petits accessoires tels que différentes bouches, yeux, bras.. qui sont changés de place pratiquement à toutes les photos pour permettre de donner le plus de réalisme possible aux expressions du visage, aux mouvements et aux interactions avec la voix-off préalablement enregistrée. Ce film aux techniques plus qu’originales est une production française, reprenant cet art très subtil et souvent délaissé du « stop motion » que l’on pouvait déjà apercevoir dans des productions comme Wallace et Gromit, ou Chicken Run.

Enfin, au dernier étage étaient exposées une collection de petits décors miniatures. Des petites scènes en tout genre étaient présentées. Et l’on pouvait ainsi croire à un décor de maison de poupées très détaillés tant les meubles, les accessoires et le reste semblaient réalistes. Je ne vous cache pas que le mot le plus souvent utilisé devant ce travail minutieux fût « mignon » tant nous étions émerveillées.

La seconde journée, nous avons continué notre périple en menant un petit pèlerinage devant l’Ecole Normale Supérieure dont nous préparons actuellement le concours d’entrée. C’était amusant de pouvoir enfin visualiser l’endroit dont on nous parle si souvent. Ouvert dans les années 2000, nous furent surprises par la modernité des bâtiments qui détonnent vraiment avec le style de l’ENS de la rue d’Ulm à Paris. Un petit selfie, et un tour des jardins gracieusement proposé par une de nos ainées fraichement intégrée dans ce lieu prestigieux, nous avons pu poster sur les réseaux sociaux de quoi mettre en appétit et motiver nos khâmarades laissés à Nancy. Nous espérons désormais que nos prières seront entendues et que les sélections de cette années seront fructueuses, débouchant sur l’admission d’un grand nombre d’entre nous.

Enfin, nous avions décidé de clore la découverte de Lyon en visitant l’immense Parc de la Tête d’Or. D’ailleurs l’adjectif « immense » peut être entendu comme un euphémisme tant ce parc est grand. Je doute qu’un lyonnais, même le plus connaisseur, puisse encore traverser le parc de long en large sans se perdre, ou du moins en connaître tous les recoins et petits sentiers ou bosquets cachés. Ce parc est réputé certes pour sa taille mais aussi pour sa grande variété de plantes, de fleurs soigneusement conservées en ce mois de janvier dans des serres; de même que l’on peut observer tout un tas d’animaux sauvages et exotiques dans la partie zoologique. Les enfants sont certes ravis, mais nous pouvons vous affirmer qu’en tant que jeunes adultes, nous étions dans ce même état de surexcitation devant les crocodiles, les koalas ou les léopards..

 

Pour finir, notre périple de deux jours à Lyon nous a semblé suffisant pour une première approche de la ville. Il est indéniable cependant qu’il nous faudrait revenir après nos examens, pour continuer à découvrir d’autres lieux que nous n’avions pas eu le temps d’explorer. Lyon est une grande ville, très dynamique, très bien équipée en terme de transports en commun. S’y déplacer est assez simple. Et donc pour un premier aperçu, apprendre à pouvoir circuler sans trop se perdre* c’était parfait (*un merci tout particulier à notre guide). Je m’adresse désormais à ceux qui n’auraient pas encore connaissance de cette ville. Le seul conseil que je pourrais vous fournir en terme de voyage, peu importe où vous allez, c’est de rester curieux. A Lyon, il vous suffit de vous laisser porter pour apprécier au mieux votre séjour, décrocher un peu le nez de son plan. Il n’est pas bien difficile de goûter à une culture qui vous est inconnue. Faut-il encore savoir quel aspect vous attire le plus, s’il s’agit de la partie historique, gustative ou d’un désir de vous immerger complètement dans cette ville inconnue, tenter d’adopter un style de vie qui se fond au rythme de ses habitants.