C’est au milieu de l’univers de la manufacture Daum, des boiseries de Louis Majorelle, des vases d’Emile Gallé, des peintures d’Emile Friant et du design de Victor Prouvé que l’on peut par un après-midi pluvieux, se plonger dans un patrimoine si cher à Nancy.

Le musée se situe dans ce qui fût anciennement la maison d’Eugène Corbin qui était un collectionneur et mécène. Le musée de l’Ecole de Nancy permet de présenter un concentré des arts développés du courant Art nouveau au XIXème siècle et hérité au cours de l’Exposition Internationale de Nancy en 1909.

On y retrouve ainsi du mobilier, autant des petites pièces que des grands ensembles. Des sculptures sur bois allant de la tête de lit, à la table de la salle à manger, ou même à la rampe d’escalier, passant par des agréments sur un piano à queue. Il y a également des vases, en écho avec l’exposition au sol du Musée des Beaux-arts de Nancy. Ce sont des pièces tantôt de céramique ou de verre, mélange entre les arts de Gallé ou de Daum.

Néanmoins, le plus impressionnant, et ce que j’ai le plus apprécié sont les nombreux vitraux conçus par Jacques Gruber, introduisants dans la maison des paysages boisés et fleuris.

Dans la partie extérieure, nous retrouvons un jardin tout à fait charmant, garni d’un petit parcours au travers du quel nous pouvons croiser des pergolas, de nombreuses fleurs au bord des bassins telles que des nénuphars, du lilas, des pivoines, des hortensias ou des anémones. Nous pouvons également saluer la statue du buste de Majorelle attenante à un bâtiment circulaire renfermant un aquarium, qui est doté d’une toiture d’un style japonais en forme d’ombrelle.

En somme, si vous aussi êtes plongés dans l’ennui un jour de pluie et ne savez pas comment occuper vos journées, je vous conseille d’emprunter un bus, un tram, votre ciré, votre parapluie… et de vous rendre en ce lieu  au 36 rue du Sergent-Blandan, pour comprendre véritablement pourquoi, nous autres de Nancy, sommes si fiers du déploiement de l’art nouveau, et pour admirer des pièces uniques dignes d’un véritable savoir-faire dans l’Est de la France.