Another day of sun in Strasbourg

Avez-vous déjà compté le nombre de cigognes sur la cathédrale ? Avez vous déjà déambulé dans la rue des orfèvres ? Aviez-vous trouvé l’homme de fer présent sur la place qui porte son nom ? Vous êtes-vous déjà arrêté à la libraire « Quai des Brumes » ?

Ma dernière visite de Strasbourg s’est effectuée sous le mode du jeu et de l’énigme. Le but était de découvrir, ou redécouvrir une ville si atypique dans l’est de la France.

N’ayant pas une bonne vue, et étant indisciplinée au point de ne jamais porter mes lunettes, lors d’une visite, je n’ai point le choix de pouvoir admirer ou non ce que j’arpente. Et pourtant, mesdames et messieurs, à ne rien voir, j’en tire tous les avantages…

En effet, cela me donne l’excuse pour valser entre mon appareil photo et celui de mon téléphone pour immortaliser ces lieux dont les détails m’échappent. J’ai souvenir qu’à la fin de cette journée de visite, je suis repartie chargée d’extraits vidéos et de photos. Je m’étais fait la promesse d’en partager une partie ici.

Si vous préférez regarder ces vidéos, je vous invite donc à changer de plateforme en passant par ICI.  (Non, il n’y a pas de liens avec cette chanson bien connue tirée du film La la land… juste de la joie, de la bonne humeur, et du soleil saupoudrant le tout). 

La Cathédrale Notre-Dame :

Edifice colossal, la cathédrale de Strasbourg s’impose devant nous, et nous surplombe du haut de ses 142 mètres. Ces lieux religieux, je les aime et les visite tous en général. C’est là que demeure le coeur historique d’une ville. Cette dernière arbore un style gothique, et des couleurs assez sombres en comparaison avec ses consœurs… ce qui peut étonner quand on arrive à ses pieds. Connue et reconnue dans le monde, cette cathédrale en particulier est déjà âgée d’un millénaire. Sur la devanture de sa façade, sont perchées quatre cigognes, animal symbolique de la ville. 

En son sein, on peut trouver une étrange horloge dotée de statuettes farfelues, de signes bibliques etc. Il s’agit de l’horloge astronomique donc le mécanisme a été conçue au XIXème siècle. Quand sonne midi, elle s’anime et les statuettes se mettent à bouger. (Non, pas comme dans les dessins animés… moi aussi, j’étais très déçue..). Ces statues retracent l’épisode dans la bible de la mort du Christ. Les douze apôtres passent devant Jésus qui imposent ses mains sur leur tête, puis le cou chante par trois fois. Si vous vouliez un jour avoir l’occasion d’assister à cela, il vous faut passer par une porte adjacente de la cathédrale un peu avant midi et payer un ticket. Sincèrement, c’est une animation à voir au moins une fois dans une vie.. autant pour observer le mécanisme de l’horloge, que de se retrouver plongé dans des écrits bibliques.

 

La rue des orfèvres :

Il s’agit d’une petite rue prise au hasard (une des favorites de ma guide du jour), séduisante par sa beauté et la devanture de ses magasins. Attenante à la place de la cathédrale, elle nous permet de plonger dans un décor moyenâgeux, verdoyant .. et dotée d’une pâtisserie, La Maison Naegel avec des gâteaux colorés.

 

La « Petite France » :

Doit-on encore présenter ce lieu ? Vous avez certainement déjà croisé les photos de fleurs, le pont amovible ou des photos de mariage sur internet.. Et si vous ne connaissez pas encore ce lieu, c’est vraiment que vous vivez dans une grotte ! Je n’ai évidemment pas résisté à la mitrailler. Quelques fleurs, un rayon de soleil suffisent pour me convaincre.

Néanmoins, mesdames et messieurs, j’ai également pour habitude de suivre les paroles d’un vieux  moine sage… j’appelle à la barre Sir Rabelais : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». C’est-à-dire que prendre simplement des photos n’est pas suffisant. Il faut au minimum savoir pourquoi ce lieu en particulier attire tant l’attention. Laissez-moi donc éclairez vos lanternes.

La « petite France » est un quartier prisé des touristes situé sur ce que les strasbourgeois nomment la « grande île » (oui, après Metz et paris, Strasbourg détient également sa petite île … ). Historiquement, le nom est du aux passages des soldats atteints de la syphilis qui venaient se faire soigner dans les hospices. Il s’agit tout simplement d’une déformation des expressions  « avoir le mal français », la « petite française ». Après sa destruction pendant la seconde guerre mondiale, la quartier a gardé ses rues étroites et sinueuses, de même que ses maisons à colombages qui font toujours autant son charme.

 

Depuis le pont couvert : 

Si vous vouliez prendre des photos d’un point de vue en hauteur, et que vous avez le vertige (et donc que vous n’avez pas nécessairement le courage de gravir les nombreuses marches de la cathédrale), je ne peux que vous conseiller de vous arrêter au pont couvert. Ainsi, vous pourrez admirer de loin la cathédrale, mais également la « Petite France ». C’est ici que s’arrêtent et font demi-tour, les péniches voguant sur le Rhin.

 

Une architecture atypique :

Au cours de ma déambulation, je n’ai pu reconnaître tous les lieux phares… Néanmoins, j’ai admiré cette ville au travers de détails qui m’ont marqués, qui ont attirés mon attention. Il s’agit d’un point de vue subjectif une fois de plus, mais faut-il en dire plus si ce n’est que de se laisser porter par des images d’une ville séduisante, atypique, fortement ancrée dans une architecture qui lui est propre, héritage de la république de Weimar et de l’occupation allemande. Je vous laisse donc en compagnie de maisons alsaciennes, de ces nombreux ponts, de la place Kléber..

 

Visiter tout Strasbourg en une journée n’est évidemment par facile. Cette ville représente bien plus que son centre historique qui est déjà chargé. Au croisement du passé et du futur, Strasbourg conserve au présent un statut de capitale européenne. Ce sont d’ailleurs les premiers mots qu’une correspondante que j’avais à l’école primaire a utilisé pour me décrire sa ville. Formule qu’à 8 ans je ne saisissais pas forcément et dont je n’ai pris conscience que bien plus tard. Aujourd’hui, je comprends mieux pourquoi cette ville si dynamique est un carrefour culturel et permet d’aller au delà de la France. A l’est de la ville, il vous suffit par exemple de traverser un simple pont (ou depuis peu, d’emprunter le tram) pour atteindre l’Allemagne et entrer dans la ville de Kehl. Une telle extension est la preuve d’une ouverture évidente vers l’ailleurs. Strasbourg me parait d’ailleurs comme une des rares villes en France qui n’affiche pas un égocentrisme démesuré en ne valorisant que son patrimoine.

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