Que représente Paris pour vous ? Que peux évoquer ce nom dans votre esprit ? Nous avons tous mille et une représentations différentes de cette ville. Au sortir d’un parcours littéraire au lycée, puis d’une prépa … je peux assurer que mon point de vue est totalement atypique. C’est-à-dire qu’en tant que bonne petite fille de province (et même si le TGV nous fait atteindre la capitale en près d’une heure et demi), ma vision continue d’être teintée de littérature..

Je ne vous fais pas dessins. Paris pour moi, c’est le Paris du XIXème avant tout. Je cherchais les Halles de Zola, l’héritage des grands allées Hausmaniennes, les barricades du quartier latin, les vestiges d’une époque assurément enfouie loin de nos programmes scolaires.

Cela m’évoquait également ce roman étudié tout au long de l’année, que je vous conseille fortement d’avaler cet été (parce qu’il est assez conséquent, épais de près de 700 pages) : Aurélien de Louis Aragon. Une histoire d’amour pendant l’entre-deux guerres entre Aurélien, jeune rentier et Bérénice (*gros hasard…), femme mariée en quête d’absolu. Ils mènent tout deux une vie le long des quais de la seine, dans les cafés et les soirées folles des années 20. Les femmes portent des cheveux courts, les hommes tentent d’oublier les atrocités de la guerre… Sur un fond historique, Aragon nous offre un roman tout en prose poétique.. certainement une de mes plus belles découvertes littéraires de ces dernières années. Et non, en passant Rue Racine, je n’ai pas trouvé le masque de l’inconnue de la Seine… 

En tant que bonne touriste apprivoisée, j’ai photographié ce que j’ai déjà aperçu dans des magazines, ou en vogue sur des comptes instagram (Constance c’est pour toi*). Il me fallait ma version de ces lieux dont chaque centimètres carrés ont été mitraillé des milliers, voire des millions de fois…  je ne vous offre guère de visite guidée ou d’explication sur cette journée passée à Paris. Seulement des photos. Je vous laisse donc avec des rayons de soleil dorant le musée du Louvre, des nouvelles de ce Pont des arts dénué de ses multiples cadenas, ou encore du majestueux Panthéon. Evidemment, un péché mignon… je n’ai pu m’empêcher de supplier mon acolyte parisien de me mener au sein du Quartier Latin (entre nos grands concurrents Louis le Grand et Henri IV) pour un détour par la Rue d’Ulm, avoir mon propre cliché des portes de l’ENS. Non je n’ai pas rencontré sur mon chemin de barricades dignes de 1848, mais j’ai aperçu de loin la cathédrale dépeinte par Victor Hugo : la chère Notre-Dame de Paris, éponyme du roman à étudier au programme de l’année prochaine. Puis en revenant du Jardin du Luxembourg, j’ai fait un petit clin d’oeil à l’Ecole Coloniale qui peuplait mes longues copies d’Histoire.

  • Le Louvre :

 

  • Le pont des arts, l’Académie française et l’Ile la cité :

 

  • Sur la route du Quartier latin – Notre-Dame, Panthéon et ENS :

 

  • Du coté du Palais-Royal, les colonnes de Buren, la Comédie française :

 

  • Le jardin du Luxemborug, la fontaine Médicis et des petits bateaux:

 

  • Et le reste – Le Procope, la Gare de l’est (ce que je trouvais joli mais qui ne rentre dans aucune case quoi…) Le café « Le Procope » est le plus ancien de Paris, et avait l’habitude de servir de lieu de rendez-vous pour les révolutionnaires, Robespierre entre autre.

 

Vue depuis le haut du Musée pompidou

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