Dans mes souvenirs d’enfant, ce lieu chargé de fleurs représentait assurément une forme de paradis. Nous ne retenons par bribes que les multiples taches de couleurs sur les balcons, l’azur de l’eau, les paillettes qu’ajoutent les rayons du soleil. Ce sont des souvenirs idylliques.

Plusieurs années après, nous revenons grandis sur cette île. Nous avons des yeux nouveaux, un regard moins innocent.

La vérité c’est que Puerto Mogán est un port magnifique transformé en une attraction incontournable des brochures touristiques. C’est donc sous un soleil de plomb que des touristes sillonnent les rues, se piétinant les uns et les autres, souvent chargé d’un appareil photo dernier cri, d’une perche à selfie ou à la limite d’un téléphone portable. Nous étions tous à la recherche de capturer une petite part de rêves si mensongèrement vendue sur le papier brillant du dépliant touristique. Nous nous faisons interpeller à tous les coins de rues par des vendeurs à la sauvette, puis par des étalages de babioles importées de Chine. Plus nous avançions, plus nous rencontrons de stands au sein d’un paysage qui se voulait à l’origine splendide. Le summum de la visite de ce port est la rue entière et longue sur près d’un kilomètre de ces « bouis- bouis » entassés les uns sur les autres et donnant vue sur un mur de pierre les protégeant certainement du danger de vagues trop violentes. Des conditions idéales de tourisme en somme.

Décidée à ne pas me laisser entachée par le souvenir nouveau d’une ballade noircie par un si sinistre tableau, et armée de mon appareil… j’ai tenté de capturer un peu de ce que j’avais ressentie plus jeune, vous montrer qu’il est simple de vendre du rêve, ou du moins de le faire revivre sans pour autant en montrer la véritable face,

Je vous laisse donc juger de vous même si Puerto Mogàn en vaut le détour, en cliquant sur le lien de la vidéo : https://youtu.be/iSJOdky5LLs

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